Actuellement nous désirons développer cette recherche sur le potentiel de la voix humaine, en collaboration avec les professionnels de la voix (phoniatres, ingénieurs du son, informaticiens, acousticiens, chanteurs, psychologues…) qui le désirent, pour mettre au point un logiciel de reconnaissance de la voix pluridimensionnelle, afin d’en définir tous les paramètres.
Partager cette expérience avec d’autres structures de recherche dans ce domaine, permettra d’élargir les connaissances acquises sur les mécanismes intimes de la voix et de trouver quelques réponses aux nombreuses questions, encore en suspens, sur ce vaste sujet.
RECHERCHE EN SALLE ANECHOIQUE
Grâce à la collaboration d’IBM, des Cafés Malongo et des Laboratoires Pronutri, nous avons pu réaliser une expérience pour observer l’influence de l’environnement sur l’insertion de la voix dans l’instrument-corps.
Chez IBM, à La Gaude, se trouve salle anéchoïque, dont la particularité est de ne renvoyer aucune image sonore de la voix. Celle-ci est en effet entièrement absorbée par un environnement acoustique particulier, constitué de « stalactites » en mousse d’environ 2 mètres (posées sur le plafond et sur les murs) évitant au son de se propager. C’est ainsi que dans ce milieu contrôlé (situé au 2ème sous-sol et totalement isolé de l’extérieur) il est possible d’enregistrer une « voix pure », sans aucun effet de résonance. Cependant il faut noter que cet environnement est sans doute le plus hostile à l’épanouissement de la voix.
Une chanteuse lyrique a « prêté » sa magnifique voix, un acousticien et un ingénieur du son l’ont enregistrée avec leurs instruments pour ensuite analyser ses spectres.
Nous avons effectué trois expériences :
- la première à l’extérieur de la salle anéchoïque :
- la deuxième à l’intérieur de la salle anéchoïque :
- la troisième, toujours à l’intérieur, mais après dynamisation des méridiens :
Dans le premier enregistrement, hors du milieu contrôle, la voix est bien insérée.
Dans le deuxième, en salle sourde, la voix perd sa « gravité », c’est-à-dire son insertion naturelle dans le corps. Cette « désinsertion » est liée (selon l’analyse des courants vitaux de l’organisme) à une perturbation des méridiens estomac-rate/pancréas (qui modulent les forces centripètes de densification) et des méridiens reins-vessie (qui régulent les échanges et la communication cellulaire).
Dans le troisième enregistrement, après avoir dynamisé les méridiens fragilisés par l’environnement anéchoïque, nous constatons que la voix s’insère à nouveau de manière harmonieuse.
CONCLUSION
Cette expérience nous a permis de mesurer l’interférence du milieu sur la qualité de la voix et donc sur l’organisme. Ainsi, même une voix bien formée, projetée de manière experte et avec une grande diversité de nuances, peut-être perturbée par l’influence de l’environnement.
Les professionnels de la voix qui se déplacent et travaillent dans des salles ayant des paramètres acoustiques différents, peuvent donc altérer les performances de leur organe vocal (aphonie, dysphonie,…). Il est donc important pour eux de soutenir les méridiens les plus sollicités de l’organisme, afin d’assurer l’insertion harmonieuse de leur voix dans un lieu donné.